Il faut de la patience, de la persévérance et une forte volonté de travailler ensemble

« C’est quelque chose que j’associe à la co-création : il faut de l’ouverture, il faut de la patience et de la persévérance, et il faut vraiment un engagement sincère à collaborer ensemble pour que cela réussisse. »

Je relie cet objectif d’appareil photo à un projet qui m’est très cher : « Power of the Lens ». Dans ce projet de recherche-action-création, nous avons travaillé à travers six territoires autochtones différents — le Sápmi, la Wallmapu (Chili), le Panama et l’île de la Tortue (Canada). Nous avons utilisé la réalisation de films communautaires comme outil de recherche autochtone pour aborder, réfléchir et analyser la préoccupation commune du territoire, en menant une recherche médiée par la vidéo avec des chercheur·euse·s-cinéastes communautaires.

J’ai trouvé ce projet très inspirant et enrichissant, car des chercheur·euse·s-cinéastes autochtones issu·e·s des communautés, des jeunes créateur·rice·s audiovisuels et des chercheur·euse·s non autochtones, comme moi, se sont réuni·e·s et ont travaillé ensemble. Grâce à notre collaboration, nous nous sommes écouté·e·s activement, nous avons respecté et valorisé nos différences, et nous avons accueilli des perspectives diverses. Cela a favorisé une profonde expérience d’apprentissage mutuel.

Le projet s’est poursuivi pendant plusieurs années et les personnes étaient très engagées, avec une forte volonté de travailler ensemble. C’est quelque chose que j’associe à la co-création : il faut de l’ouverture, il faut de la patience et de la persévérance, et il faut vraiment un engagement sincère à collaborer ensemble pour que cela réussisse.

Objectif d’appareil photo, Vienne, Autriche, février 2023, © Thora Herrmann

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